jeudi 10 décembre 2009

7) Carnet de voyage. Arrivée à Suzhou


J'ai remarqué une petite pointe à 213 Km/h

Nous rejoignîmes la gare principale de Shanghai, en bus puis en métro. Au guichet, la foule était dense et un haut-parleur nasillard, posé près de l’entrée, diffusait une espèce de mantra publicitaire que nous ne comprenions pas mais qui nous cassait les oreilles. Thomas nous acheta les billets pour Suzhou, car à la caisse on ne parlait ni anglais, ni gallo … nous vîmes plus tard que les titres de transport indiquait la première classe. L’accès aux salles d’attentes et aux quais, se faisait dans un autre bâtiment plus loin, il était tant de s’y rendre, car il nous restait moins d’une demi-heure avant l’arrivée de notre train. Pour entrée dans l’édifice, il fallut, comme dans toutes les gares chinoises, poser nos sacs sur un tapis roulant pour leur passage aux rayons gamma, sous l’œil d’agents lambdas, à l’instar des aéroports.

Le rapide qui nous déposait à Suzhou avait pour terminus Beijing (Pékin) ce qui expliquait que la salle d’attente était comble ; toutes les places assises étaient envahies et les voyageurs fatigués qui voulaient à présent se poser s’asseyaient sur des journaux ; le reste des passagers attendait patiemment sur ses jambes. Bien que ce ne fut pas autorisé à cet endroit, des chinois fumaient mais aucun de ces fumeurs ne chinait. Nous eûmes accès au quai, le train était déjà arrêté* et nous courûmes jusqu’à la dernière voiture puisque c’était celle qu’indiquait notre ticket.

Le train à grande vitesse était confortable ; le prestige de la première classe voulait qu’une hôtesse nous offrit une petite bouteille d’eau du Tibet que je bus d’un trait ; un tableau de bord dans chaque voiture nous indiquait la température extérieure, et la vitesse en temps réel du convoi. On pouvait voir par la fenêtre la construction de la voie du Maglev, le train à sustentation magnétique qui peut atteindre plus de cinq-cents kilomètres par heure, et qui reliera peut-être un jour Shanghai à Pékin. Les passagers du wagon ne semblaient pas étonnés de nous voir, sans doute en avait-il plus l’habitude que leurs concitoyens de seconde classe plus proches de nous. Le trajet de quatre-vingt quatre kilomètres dura trente six minutes, et Suzhou nous accueilli tà son tour sous un soleil de plomb.

*Les voyageurs restent dans la salle d’attente et peuvent descendre sur le quai seulement que lorsque le train est à l’arrêt... pour éviter les accidents sans doute.


Arrivée à Suzhou 苏州 (Sūzhōu)

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